« Il sut alors que Roy l’avait aimé et que cela aurait dû lui suffire. Il n’avait simplement rien compris à temps. »

Sukkwan Island

de David Vann

Editions Gallmeister 192p.

Quatrième de couverture :

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible que par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal.
La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Avis personnel :

Mais pas où commencer ?…  Jim et Roy débarque au début d’un été en Alaska. Le père, Jim, est inconscient : il n’a presque rien préparé. Il se trouve être peu efficace pour gérer les éléments essentiels à leur survie. La plupart des essais destinés à améliorer leur milieu de vie restent infructueux. Les journées sont longues : rythmées par la pêche, les ballades, la chasse… Puis, les jours se raccourcissent, les nuits deviennent plus noires et avec eux les émotions et sentiments des deux personnages. Le père se renferme et cherche à reconquérir désespérément son ex-femme tandis que son fils s’enfonce un peu plus dans la solitude chaque jour.

Le livre se compose de deux parties : la première nous présente les personnages, leurs états-d’esprit, comment s’organise leur vie dans la cabane etc. jusqu’au fameux choc/révélation de la p.113. (celui qu’on retrouvera dans toutes les critiques de ce livre je pense !). Il faut que je m’arrête là, sinon le suspense est fini ! Quant à la deuxième partie, tout le glauque et le morbide imaginables sont réunis à l’intérieur. Elle raconte l’errance du père avec un côté terriblement réaliste qui secoue les entrailles et retourne l’estomac ! L’auteur est doué, très doué et offre un semblant de retour à la « beat generation ». Cela donne un livre qu’on se doit de lire.

C’est un très gros coup de coeur, sûrement un des meilleurs livres que j’ai lus en 2010.

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